Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 10:25

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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 10:00

antifascisme communisteGolgota Picnic, cette pièce de théâtre qui fait scandale, évidemment, on s'en fout. On ne serait jamais allés voir cette pièce, comme 99 pour cent de la population. On n'a pas les moyens d'aller au théâtre, et si on les avait, il est peu probable qu'une pièce se jouant sur un tapis de pains à hamburgers et au scénario manifestement assez pauvre nous emballerait.

 

On n'était pas spécialement fans de Mathieu Madénian, cet humoriste qui traite les électeurs du F.N. de « fils de pute » ou de Sophia Aram, cette humoriste qui traite les élect eurs du F.N. de « gros cons ». Voix ordinaires des médias ordinaires, bruit de fond de la radio en allant au taf...Rien de révolutionnaire, ni de subversif.

 

Antifascistes du quotidien et de terrain au sein des luttes de classes, nous essayons de parler de ce dont peu de gens parlent, de la terreur que fait régner l'extrême-droite quotidiennement depuis déjà quelques temps: un ouvrier assis sur un banc qui se fait exploser la tête à coups de poing américain par un bonehead à Besançon, un jeune rebeu qui va en tôle pour s'être fait agresser par des bonehead à Lille, des habitations qui brûlent après avoir été décorées de croix gammées dans l'Est...Des agressions commises ces derniers mois remisées en rubrique « faits divers » des journaux régionaux.

 

Pourtant, pour cette première chronique destinée à être hebdomadaire, pensées rouges contre petits matins bruns, en quelque sorte, nous avons décidé de parler de ce dont tout le monde parle … l'offensive de l'extrême-droite contre des cibles très médiatisées. Pourquoi cela ? Tout simplement parce que leurs cibles, aussi médiatiques et aussi consensuelles soient-elles sont désormais attaquées par des fascistes dont le discours du renversement victimaire est tenu de plus en plus largement et véhiculé par le presse bourgeoise elle-même.

 

Mathieu Madenian est menacé ? Ben oui, mais il a insulté les électeurs du Front, ces respectables citoyens dont la haine doit être également respectée. Même faute, même punition pour Sophia Aram qui ose penser que les gens qui pensent que les Bougnoules, les Negros et les Youpins sont des gros cons sont eux-mêmes des gros cons. Des théâtres sont encerclés par des hordes vociférantes qui exigent l'interdiction d'une pièce, après avoir détruit une œuvre dans un musée au printemps, hordes vociférantes qui entre deux processions contre une pièce, vont harceler les centres anti-IVG…

 

La droite extrême ne sera pas la seule à leur prêter une oreille compatissante, à gauche aussi, sur Rue 89, par exemple, on donne la parole à un philosophe de la décadence bourgeoise, Michel Onfray, qui estime que la pièce était insultante, de l'athéisme de bas étage ….Et Onfray de justifier les manifestations intégristes qualifiées de « happenings ».

 

Finalement, l'antifascisme, même sous ses formes les moins virulentes est déclaré coupable par la classe dominante, ou au moins suspect.


C’est un truc de « bobos » coupés du réel et méprisant le « peuple » parait-il, selon les fascistes, les intellectuels  et la presse complice. En effet à chaque fois, qu'il s'agisse de légitimer les sorties antisémites d'un animateur radio ou les diatribes racistes de Le Pen, la rhétorique déployée est la même : les ouvriers, les « petites gens », les « exclus » seraient racistes, antisémites, tout prêts à donner massivement leurs voix à la candidate fasciste. Journalistes, politiciens et chroniqueurs ont la bonté d'excuser le prolétariat : il est con, mais c'est pas de sa faute, il a de quoi être excédé.

 

Derrière la flatterie, l'insulte , c’est le mépris de classe : la révolte contre la misère et l'exploitation est ignorée ou calomniée. L'ouvrier en grève, le fonctionnaire en lutte l'habitant des quartiers populaires en colère sont assimilés systématiquement à un horrible délinquant ou à un égoïste qui n'a pas compris que la grandeur de la France passe par la destruction du peu de droits qui lui restaient.


On a la bonté de nous laisser tomber dans l'impasse fasciste ou intégriste : votons FN, soyons racistes, antisémites ou réactionnaires, et le journaliste, le philosophe de plateau télé, le politicien en quête de voix nous fera l'honneur de nous plaindre et de nous « comprendre ». Seulement, les journalistes ou humoristes connus qui reçoivent des menaces, pendant que des théâtres ayant pignon sur rue sont assiégés, ne sont que la partie émergée de l'iceberg de la violence fasciste, le signe visible d'une offensive de terreur bien plus grande contre les prolétaires ordinaires qui ne sont pas d'extrême-droite.

 

Les tueries racistes se multiplient, les manifestations agressées par des groupes fascistes aussi, par exemple à Tours ou un rassemblement de RESF a fait l'objet d'une tentative d'assaut par le groupe Vox Populi .C'est cela qu'il s'agit de cacher, de minimiser et de rendre acceptable, en accusant les rares personnalités médiatiques, ou les organisations antiracistes traditionnelles de porter atteinte à la liberté d'expression des fascistes.


Conclusion ? Quand même l'antifascisme défensif, minimal et autrefois consensuel fait l'objet d'une telle haine, il est grand temps de reprendre l'offensive.  Un seul mot d’ordre : ANTIFASCISME, un seul Moteur : LUTTE DE CLASSE.. Lutte jusqu’au communisme !


Nous n'avons pas à nous justifier , nous n'avons aucun devoir moral de respecter la « liberté d'expression » de courants politiques et d'organisations qui sont prêtes à tout pour s'imposer.

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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 22:20

offensive-antifasciste.PNG

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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 21:48

 


 
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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 18:10

 

319682_268172739869742_121612214525796_927559_534318310_n.jpg2011 restera une grande année pour les catholiques intégristes :celle où ils sont enfin apparus comme un mouvement massif et offensif, à l'occasion des deux mobilisations contre des pièces de théâtre , et précédemment contre une œuvre d'art contemporain, dégradée en plein jour dans un musée.

 


Dans ces trois occasions, la ligne a été très dure et très éloignée des apparitions habituelles du mouvement sur le front de la lutte anti-IVG : cette fois, on ne se contente plus de prier, on ne marche plus tranquillement avec ses enfants, mais on affronte les forces de l'ordre et on défend les actes de violence matérielle et physique. D'ailleurs l'appel lancé par CIVITAS pour les manifestations contre les théâtres était sans ambiguité aucune dirigé vers la jeunesse fasciste dont les membres se sont pressés d'y répondre.

 

Pourtant une stratégie ne chasse pas l'autre : moins médiatisées , les prières devant les établissements pratiquant l'IVG se sont multipliées, et ce n'est pas un hasard si l'hôpital Tenon, où le centre n'a été maintenu que par une mobilisation exemplaire des personnels et de la population en est désormais une cible régulière.

 


Le combat pour le droit à l'IVG est bien un combat de classe : non seulement parce que ce droit ne peut être garanti aux femmes prolétaires que par l'existence concrète de structures leur permettant d'y avoir accès, mais aussi parce qu'il trouve en face de lui une bonne partie de la bourgeoisie, dont la mobilisation n'est pas seulement idéologique mais aussi pratique.

 


L'importance de cette mobilisation, notamment en terme d'investissement financier de la part d'enseignes capitalistes qui pour autant ne tiennent pas à être mises en cause publiquement, explique la différence d'approche des activistes de terrain de l'intégrisme catholique, qui ces dernières années ont cherché à donner une apparence plus ouverte et pacifiste à leur mouvement spécifique contre l'IVG.

 

La violence directe contre les structures d'accès aux droits pour les femmes mettrait en effet en danger des initiatives aussi diverses que des contrats d'assurance anti-IVG ou le contrôle de structures sociales agrées par les autorités par des militants de la cause.

 

Qu'est-ce qu'un contrat d'assurance anti-IVG ? C'est la souscription à une complémentaire santé qui exclut toute prise en charge de frais annexes liées à une éventuelle interruption de grossesse. En France, c'est possible grâce à une société de courtage en assurances, Assurethic fondée par un militant catholique de longue date.

 

Celle-ci finance nombre d'activités liés aux anti-IVG, notamment les maisons Tom Pouce , dont nous reparlerons plus loin dans cet article, mais aussi par exemple le Tour du monde «  pro-vie » d'une catholique intégriste québécoise, qui donne l'occasion de médiatiser la cause.

 

Libre choix de chacun de consommer «  pro-vie » ? Pas seulement. L'objectif de cette société de courtage est aussi et surtout de constituer une force collective qui permettrait de faire pression sur les assureurs existants, en conditionnant la souscription de contrats chez eux au respect de certaines clauses : non-investissement dans la prise en charge de soins relatifs à l'IVG, mais aussi à l'euthanasie ou à ce que les anti-IVG appellent l' « eugénisme » et donc par exemple, la procréation médicalement assistée.

 

Ce n'est pas un petit enjeu  : la Sécurité Sociale ne rembourse que 80 % de l'IVG proprement dite en milieu hospitalier et 70% pour l'IVG médicamenteuse. Les mutuelles ont parfaitement le droit de ne pas proposer le complément, c'est déjà le cas pour certaines d'entre elles.

 

D'ores et déjà, beaucoup de femmes n'ont pas de mutuelle et doivent donc acquitter ces frais, si elles ont des revenus trop hauts pour la CMU.

 

Aujourd'hui, les catholiques intégristes n'ont pas les forces suffisantes pour faire pression sur les grands assureurs, mais des initiatives comme Assurethic sont la base d'initiatives massives qui pourront organiser par la suite la pression collective nécessaire.

 

Et ce d'autant plus que leur point de vue est soutenu par une fraction grandissante de la bourgeoisie qui met la main à la pâte, de manière suffisamment indirecte pour ne pas souffrir de ce soutien.

 

Les plannings familiaux ferment ou se débrouillent avec des bouts de ficelle. Les hôpitaux sont surchargés, les foyers d'hébergement pour femmes surpeuplés et souvent dégueulasses.

 

Mais, « étrangement », au milieu des annonces perpétuelles de fermeture de structures sociales et sanitaires, quelques exceptions attirent l'oeil, par exemple le réseau des Maisons Tom Pouce, qui accueille exclusivement des jeunes femmes enceintes dans la précarité...

 

Sur le site de ces foyers, qui se sont multipliés ces dernières années, les photos d'intérieur tout neuf et coloré , meublé avec soin, installés dans des maisons avec jardin contrastent avec l'état habituel dégradé des structures d'aide sociale.

 


Les maisons Tom Pouce travaillent avec l'agrément de l'Aide Sociale à l'Enfance dans plusieurs départements : ce qui étonne, c'est qu'il n'est même pas nécessaire d'être originaire du département ou se situe le foyer pour y être accueillie. D'habitude , en ces temps ou chaque élu local n'a qu'une obsession, ne pas récupérer de nouveaux pauvres, cette possibilité est inexistante...

 

Pour être accueillie en Maison Tom Pouce, quand on est une femme en début de grossesse, sans domicile fixe , et sans ressources, une seule condition ….poursuivre sa grossesse.

 

Un hébergement stable , pendant quelques mois, un suivi social, et la perspective même illusoire de sortir de la précarité la plus absolue, c'est évidemment un élément de poids lorsqu'on doit prendre sa décision de garder ou non un enfant.

 

319208_242101492518328_101335036594975_708965_1838436676_n.jpgLes Maisons Tom Pouce ont été fondées par une militante catholique opposée à l'avortement, soutenue par la Fondation Lejeune et SOS Futures Mères . Nous avons évoqué cette genèse de la structure dans un précédent article.

 

Mais aujourd'hui, en plus de l'agrément des autorités et du soutien sans faille des catholiques intégristes, les Maisons Tom Pouce ont d'autres ressources , dont ne bénéficient évidemment pas d'autres structures sanitaires et sociales : le soutien de nombreuses grosses entreprises.

 

Parmi elles , Carrefour, Schneider HP, ou les cuisines Schmidt apportent une aide financière ou en nature. Les Maisons Tom Pouce sont aussi aidées par d'autres entreprises au travers de l'utilisation du service civique ou du mécénat.

 

Et ceci s'ajoute à un financement en Seine et Marne au moins par le secteur public, en l'occurence par le Conseil Général.

 

Bien sûr, la responsable de Tom Pouce Marie Noêlle Couderc, comme ses soutiens tiennent un discours rassurant : les opinions personnelles des fondateurs et tenants de la structure n'interféreraient aucunement avec l'activité. Et on peut se dire qu'il vaut mieux des structures pour femmes enceintes, même si la même attention n'est pas accordée aux autres que pas de structures du tout.

 

Mais toute cette aide des entreprises et des pouvoirs publics , alors que l'accès à l'IVG est restreint et délaissé , ne s'adresse pas à une structure neutre. Bien au contraire, celle-ci est utilisée pour promouvoir le discours anti-IVG.

 

Il suffit de parcourir la lettre régulière de l'Association pour en faire la preuve . Celle de décembre 2007 est édifiante : elle contient le récit du destin d'Emma, violée dans un parc, tombée enceinte et qui gardera son enfant grâce à l'aide des Maisons Tom Pouce alors que son environnement familial y était défavorable et qu'elle même hésitait. Il est suivi d'un plaidoyer...pour la béatification du Professeur Lejeune

 

La rubrique «  On en parle » du site est elle aussi très claire, en voici un extrait :

 

« Depuis la création de notre association, notre vocation n’a pas changé : être là quand une future maman a besoin d’aide. Le nombre d’avortements, de son coté, n’a pas diminué, bien au contraire. Mais il apparaît que la nouvelle génération se pose désormais la question du bien fondé de cet acte irréversible : assisterait-on à une prise de conscience ?

 

Lorsque nous discutons avec des jeunes gens, nous ne ressentons ni agressivité ni indifférence, mais bien plutôt de l’intérêt lié à une écoute attentive. Tous savent de quoi nous parlons, toutes ces situations sont pour eux éloquentes car bien souvent il les ont rencontrées dans leur famille ou auprès de leurs amis. Mais que faire quand la grossesse surgit ?
Notre rôle prend alors tout son sens : Nous tous devons être là pour intervenir lorsque le problème survient, pour pallier l’absence de l’entourage démissionnaire vers lequel la future maman devrait tout légitimement trouver du secours. »

 


On trouve également un choix de chansons anti-IVG, dont celle dont les médias ont beaucoup parlé , Aurélie de Colonel Reyel .

 

Marie Noelle Couderc a tout a fait le droit de vivre ses idées en tant qu'individu...mais c'est bien en tant que directrice d'une structure financée par les pouvoirs publics, et donc en violation totale de la neutralité afférente à sa fonction qu'elle intervient dans des journaux catholiques ou elle affiche l'objectif de son projet : «  sauver des « enfants » de l'IVG ».

 

C'est aussi avec son titre professionnel qu'elle participera à un colloque chrétien contre la théorie du genre en janvier 2012 .Ce ne sera pas le premier, puisque les Maisons Tom Pouce ont par exemple été présentées dans un congrès de l'Union pour la Vie en 2010, l'Union pour la Vie réunissant un conglomérat d'anti-IVG, notamment ceux qui manifestent devant les hôpitaux, par exemple SOS Tous Petits.

 

381834_303456326341383_121612214525796_1047608_105386567_n.jpgCes dernières semaines, féministes, députés, sénateurs de gauche et de droite se sont lancés , à partir de l'affaire de la crèche Babyloup dans une vaste campagne, qui aboutira bientôt à une loi : il s'agirait de faire respecter la « laicité » en interdisant aux salariées des crèches, mais aussi aux assistantes maternelles de porter le voile, dans l'exercice de leur activité professionnelle. Une récente décision du Conseil d'Etat valide également le principe de l'interdiction des sorties scolaires aux mère de famille voilées.

 

Quoi qu'on pense de la religion ou du port du voile, ces prises de position et ces décisions politiques ont en tout cas deux caractéristiques : le débat a visé uniquement l'islam, et surtout ce sont à la finale des croyantes individuelles, dont des salariées qui feront les frais des mesures prises.

 

Dans le même temps, des structures ouvertement partisanes de la vision catholique intégriste bénéficient à la fois du soutien de grands patrons et du financement public, sans même qu'un minimum de réserve soit exigé de la part de ses responsables.

 

Dans le combat pour leur liberté, les femmes sont donc bien seules : et l'indignation morale, de même que les mobilisations contre les manifestations publiques des catholiques intégristes ne suffiront pas. Heureusement, les luttes qui ne cessent de se mener , qui unissent usagères et travailleuses des plannings familiaux, des établissements hospitaliers ne cessent de s'intensifier notamment contre les fermetures de centre.

 L'espoir antifasciste comme souvent nait bien de la force de la lutte des classes.

 

 

 

Sur les stratégies des anti-IVG, retrouvez nos précédents articles:

 

Les anti-IVG ne font pas que marcher

 

Avortement : attention aux donneurs de conseils bénévoles

 

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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 21:20

 


 
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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 21:44

tatouage grosse fleur

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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 20:02

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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 21:56

 


 
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 21:39

skinhead-girl-tattoo.jpg

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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 21:12

 


 
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 21:41

anti-nazi-tattoo.jpg

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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 10:27
283920_244315655588784_121612214525796_842664_4311025_n.jpgC’était une triste évidence, une fatalité inévitable : en cette période de campagne électorale, le meurtre précédé du viol d’une adolescente ne pouvait que donner lieu à déferlante indigne, voyeuriste et obscène de la part des politiques.
Les crimes sexuels sont atroces, commis sur des adultes ou sur des adolescents ou sur des enfants. La pédophilie , les meurtres d'enfants  sont une réalité terrible de nos sociétés, une réalité dont on devrait se saisir pour la combattre.  
Mais on ne fait rien, ou plutôt on fait des choses qui n’ont absolument rien à voir avec la recherche de solutions. Ainsi, en quoi la diffusion de la photo des victimes, partout dans les médias, partout sur les réseaux sociaux apporte-t-elle une quelconque information, qui justifie le voyeurisme dans lequel on cherche à tous nous faire plonger ?
De même, en quoi toutes ces lois, toute cette répression impitoyable qu’on promet à ceux qui ont déjà commis l’irréparable change-t-elle quoi que ce soit à la commission de nouveaux crimes ? En rien, puisque cela fait des années que les lois sont durcies, qu’elles vont jusqu’à la peine de mort dans certains pays sans que les crimes cessent pour autant.
La plupart d’entre eux sont d’ailleurs commis par une personne de l’entourage de la jeune victime , comme pour les viols sur adultes. Mais ce sont rarement de ces crimes sexuels là, ceux qui sont la majorité dont les médias et les politiques parlent.
C’est normal : parler de la réalité , ce serait forcément remettre en cause les mythes relatifs aux crimes sexuels où à la pédophilie, et notamment le principal : cette idée que ces violences n’auraient aucun lien avec l’organisation actuelle de la société capitaliste et patriarcale, qu’elles seraient l’œuvres d’individus monstrueux, habités d’un mal étranger, des individus inhumains qui rôderaient autour d’un monde presque parfait fait de bourgades paisibles et de familles heureuses.
Ulrike Meinhof aura elle aussi, en tant que militante de la Fraction Armée Rouge , été présentée par les médias et les juges comme un monstre en dehors de l’humanité. Comme les membres de la RAF ne tuaient pas les innocents, la propagande gouvernementale les avait accusés de vouloir empoisonner les citernes d’eau, pour casser la popularité du groupe qui était énorme.
Bien avant d’être elle-même soumise à la répression la plus brutale, Ulrike, alors journaliste dans un grand journal de gauche, avait pourtant franchi le pas qui sépare les bons citoyens et les honnêtes gens : les premiers se vautrent dans l’appel au sang et à la violence , sous prétexte de condamner le sang et la violence. Les seconds cherchent ce qui amène socialement le sang et la violence la plus horrible.
Aujourd’hui, aucun quotidien de gauche ne reprendrait un texte comme celui que nous reproduisons ci-dessous, un texte qui, à propos d’un tueur en série évoque les mécanismes sociaux qui l’ont conduit à devenir ce qu’il est, et qui conduiront de nouveau aux mêmes drames.
Ce texte date des années 70 : mais comme le disait Ulrike, rien n’a changé et rien ne changera tant que les problèmes ne seront pas pris à la racine.  Personne ne le fera à notre place et surtout pas une gauche, qui désormais se vautre dans les mêmes impostures sécuritaires que la droite.
barriere-mentale2.jpgJürgen Bartsch et la société
 
Pendant le procès de Jürgen Bartsch, tout ce qu’il était possible d’imaginer a été fait pour que la question la plus importante de ce procès ne soit ni abordée ni rendue visible publiquement. Cette question n’a été mentionnée ni dans le verdict, ni dans les délibérations précédant le verdict, ni dans les justifications du verdict, mais tout ce qui s’est passé tournait en réalité autour d’une seule question: l’histoire de Jürgen Bartsch. En fait, plus le procès accumulait des détails sordides sur la triste vie de cet individu, plus ce procès rendait visible les souffrances, non seulement de cet individu, mais aussi de la société dans laquelle cet individu a vécu et tué, souffrances d’une ampleur difficile à imaginer et qui nous ont été racontées dans leurs détails les plus violents. La cour a fait tout ce qui était en son pouvoir pour éviter que les conditions de vie ayant présidées au développement de Jürgen Bartsch ne soient remises en cause pendant le procès; la cour a fait tout son possible pour que le jeune homme ne puisse pas changer, s’améliorer, arrêter de tuer, et a par conséquent tout aussi bien empêché que ce produire quelque chose d’autre: elle a empêché que ce procès puisse servir à démontrer que des changements sont nécessaires et possibles dans notre société. En concluant le procès, le juge a déclaré: "Puisse Dieu vous aider à contrôler vos pulsions criminelles". Puisse Dieu nous aider à fermer les yeux sur l’énorme besoin de changement de notre société.
 
Ça a commencé dès l’adoption. La famille Bartsch a dû attendre sept ans avant de pouvoir l’adopter. A cause de  "l’arbre généalogique à risque", parce que son père était un travailleur manuel pauvre, qu’il avait déjà une famille, que sa mère avait vécu pendant des années toute seule et qu’elle était pauvre et malade. Une bouillie eugéniste nazie se trouvait dans la tête des travailleurs sociaux. Le fait que l’enfant avait déjà passé un an dans un orphelinat aurait dû inquiéter et amener à une décision d’adoption rapide, à lui donner rapidement une situation claire, un refuge. Mais le juge lui-même a fourni un bon exemple de ce biologisme nazi quand il a rappelé à la mère, qu’après tout, l’enfant n’était pas "de sa propre chair et de son propre sang"; le père avait la même position, déclarant qu’il aurait traité différemment un fils qui aurait été le sien. Personne ne lui a jamais dit que la génétique n’était pas déterminante, que ce qui comptait, c’était l’environnement, que l’éducation, et elle seule, était ce qui importait pour le futur d’un enfant. Le processus d’adoption traîna donc pendant sept ans; pendant sept ans, l’enfant fut maintenu dans une situation d’incertitude, comme si l’adoption était une honte pour un enfant plutôt qu’une chance et un honneur pour les parents.
 
Les parents placèrent ensuite l’enfant en foyer parce que la mère a dû aider à la boutique, parce que la compétition est dure pour un boucher de quartier, parce qu’une personne qui vend de la nourriture doit se battre pour survivre. Il ne trouvèrent pas d’autre solution qu’un foyer, parce que cette société fonctionne encore d’une manière telle que les dix millions de femmes travaillant à l’extérieur de leur maison, parmi lesquelles on trouve près d’un million de femmes ayant des enfants âgés de moins de quatorze ans, doivent lutter pour trouver des endroits à peu près corrects pour leurs enfants et ce retrouvent seules à porter la double charge de leur travail et des responsabilités familiales, bien qu’elles soient une composante indispensable de la force de travail. Mais il n’y a pas de place pour des crèches, l’école toute la journée n’est qu’une utopie et le travail à temps partiel rarement possible.
 
Il alla ensuite dans un autre foyer parce qu’il était devenu trop âgé pour le premier, parce que les foyers sont organisés par tranches d’âge: des foyers pour les nourrissons, d’autres pour les jeunes enfants, d’autres encore pour les adolescents, … Les enfants grandissant dans ces foyers, déjà effrayé-e-s et déboussolé-e-s par leurs histoires propres, sont à nouveau déstabilisé-e-s par les changements réguliers de lieu, durant lesquels illes perdent à chaque fois leurs ami-e-s, leurs assistant-e-s, et leur environnement familier. C’est une absurdité pédagogique sans nom, tout le monde le sait, et personne n’y change rien. Ce n’est pas que les gens ne savent pas: il n’y tout simplement pas d’argent ou de volonté de changer ça.
 
Il a atterri dans un foyer catholique à la prussienne, avec cinquante enfants par dortoir, les châtiments corporels comme système éducatif, les enfants marchant en rang pour la promenade, une surveillance stricte le soir, et des études religieuses. Aucune agence gouvernementale de protection de la jeunesse ne se décida à fermer cet endroit et à interdire définitivement à ces ‘travailleurs sociaux’ d’exercer.
 
Il fit donc une fugue, on le ramena, et il fugua encore. Il se retrouva au commissariat: la police devint sa nouvelle institution éducative, en harmonie avec la voix de parachutiste de son père expliquant qu’une petite rouste n’a jamais tué personne et qu’il fallait bien qu’il s’endurcisse. Cet enfant n’a pas été élevé pour vivre mais pour vivre en caserne, et il pense que les casernes sont la vie. On n’apprend pas aux parents à élever leurs enfants, pas du tout.
 
Puis, il tomba amoureux d’un garçon. Il aima ce garçon, et il apprit vite que l’homosexualité était "sale" et qu’il n’avait pas le droit d’aimer. Il se retrouva donc coupable d’aimer parce qu’une morale anachronique centrée sur la reproduction affirmait que l’amour, ce qu’il y a de meilleur en lui, en nous, était "sale".  Sa plus belle qualité était maintenant devenue une "saleté", il dût donc le faire en secret, et finit par l’acheter, ce qui était maintenant punissable puisque il s’agissait de "prostitution", dans une société qui avait fait de l’amour quelque chose de dégueulasse qui ne peut qu’être acheté.
 
Il a ensuite essayé d’en parler, mais la préoccupation principale du foyer catholique était le silence. Son père écoutait la radio pendant le trajet d’une demi-heure à l’abattoir et regardait la télévision les samedi soir. L’aumônier l’a enfin écouté, alors qu’un enfant était déjà mort à ce stade, et l’a renvoyé à Dieu, en silence, refusant la seule réponse humaine possible: que quelqu’un-e s’intéresse finalement à cet enfant, même la justice, que quelqu’un-e se rende compte que cet enfant était humain comme nous tous et ne pouvait donc pas vivre sans communication.
 
Il entra par la suite en apprentissage en boucherie, son père maudissant la loi réglementant le travail des enfants qui interdisait à l’adolescent de travailler soixante heures par semaine. Le père l’embaucha donc dans sa propre boutique et le fit travailler soixante heures par semaine, et la protection de la jeunesse ne fit toujours rien, ne vérifia rien, n’empêcha rien. Les inspecteurs ne sont pas bien payés, ne sont pas assez nombreux, les infractions ne sont donc pas découvertes. Jürgen Bratsch travailla donc soixante heures par semaine, sans vie privée, sans amis. Il mena une double vie parce qu’il ne voulait pas être détruit. Il était solide, il n’avait pas encore abandonné à ce stade bien que tout le monde l’ai abandonné, à l’image de cette protection de la jeunesse qui ne souhaitait pas faire respecter la réglementation sur le travail des enfants.
 
La mère a, par contre, fait une excellente impression au juge, parce qu’elle est "propre" et "organisée", qu’elle l’a toujours fait manger sa soupe et porter sa montre uniquement le dimanche, et qu’elle lui a appris à être ponctuel et à se laver tous les jours. Elle a fait peser sur le fils les exigences, dignes d’une caserne, du père: un système d’éducation approprié au traintrain de l’industrie, mais pas à un enfant, une méthode qui exige énormément sans rien donner, à un moment de la vie où un enfant doit pouvoir demander énormément et ne donner que très peu pour pouvoir grandir et s’épanouir. Une femme qui n’a pas été formée à ça et une méthode d’éducation très courante ont causé des souffrances inimaginables à cet enfant.
 
Mais la cour n’a pas vu le désastre représenté par ces institutions éducatives. La cour ne trouvait pas que la question des châtiments corporels était pertinente pour le procès. La cour trouvait qu’une semaine de soixante heures était la bonne manière de lui éviter de traîner dans la rue. La cour trouvait très bien la mère et ses méthodes militaires, et quand l’expert Paul Bresser témoigna, il prit bien soin de se limiter à ce que la cour souhaitait entendre. L’expert Hans Ludwig Lauber a analysé les lettres que Bartsch a gravé sur les murs de sa cellule comme rien d’autre qu’une technique pour s’attirer de la sympathie, alors qu’elles étaient des signes précis et authentiques de ses besoins insatisfaits, inscrits sur un mur trop tard, terriblement trop tard. L’avocat de la défense a dit que tout ce qui comptait, c’était l’accusé, et pas l’homme qu’on a pas soutenu et dont la vie a été détruite. L’avocat de la défense n’a pas compris qu’il ne défendait pas seulement Jürgen Bartsch, mais aussi des centaines de milliers d’enfants, d’enfants adoptés, d’enfants placés en foyer, d’enfants homosexuels, d’enfants battus, d’enfants exploités. Il n’a rien dit de tout ça.
 
Le juge n’a rien dit non plus quand le public dans la salle d’audience a applaudi et à crié "Bravo" tandis que la condamnation a perpétuité était prononcée, alors qu’il est normalement, et heureusement, interdit de manifester son approbation ou sa colère dans une salle d’audience. La juge n’a rien dit quand la société s’est donné bonne conscience en haïssant un tueur d’enfant, une bonne conscience dont elle a besoin pour pouvoir se taire quand des enfants sont assassinés au Vietnam ou quand d’autres enfants sont soumis à des traitements barbares dans son pays, à l’intérieur de ses familles. Personne n’a tapé sur les doigts du juge quand il a déclaré aux journalistes avoir utilisé son intuition pour rendre le verdict, que son amour de la musique l’avait aidé à prendre une décision tandis qu’il jouait du piano. Quelque chose de socialement affreux était en jeu à Wuppertal, et le juge jouait du piano pour atteindre l’illumination.
 
La vie de Jürgen Bartsch est en ruine. Mais la criminalité au centre du procès de Wuppertal continue, rien n’a changé. On créé toujours des tueurs d’enfants et des juges joueurs de piano. L’affaire Bartsch avait fort justement appelée été l’affaire du siècle. La cour et les médias ont tout fait pour qu’il n’en soit finalement rien. Tout continue.
 
Traduction faite par Murmures
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 10:42

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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 21:10

 


 
Publié dans : redskin zik - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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Notre collectif s'adresse à tous les redskinheads francophones et internationaux constitués en R.A.S.H ou en groupes autonomes. Ce collectif  signe aussi l'ouverture du mouvement vers les skinheads spirit 69 et les S.H.A.R.P ainsi que vers des militants d'autres horizons.  Notre collectif assume son aspect anticapitaliste, antiraciste et antisexiste.
Les "skinheads" apolitiques et  boneheads, parasites du mouvement "skinhead" sont nos ennemis de classe et ne sont pas admis ici. Ce blog s'adresse aussi à celles et ceux pour qui "skinhead" est encore, hélas, synonyme de fasciste, afin de  leur démontrer le contraire. Enfin, ce collectif s'ouvre également vers les cultures proches (Reggae,Ska-Soul et Punk).

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