Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 18:01

 

Si une lutte antifasciste a persisté au fil des années, c'est bien celle de la défense de l'IVG contre ceux qui voudraient la remettre en cause.

Lutte de classe de plus en plus virulente, regroupant travailleurs et usagères des centres menacés de fermeture. Lutte de masse, si l'on prend la peine d'additionner les multiples rassemblements de défense organisés devant ces centres dès que les fascistes et les intégristes veulent y organiser leurs prières. En ces temps ou l'on peine à mobiliser contre les fascistes en général, ceux-ci n'ont quasiment jamais pu appeler à se rassembler devant les hôpitaux sans trouver en face d'eux des manifestant(e)s déterminé(e)s et en nombre.

Pourtant, alors que les anti-IVG n'étaient que quelques centaines dans les rues, il y a dix ans, ils sont des milliers aujourd'hui, dont une partie n'appartient pas aux mouvements fascistes organisés.

Surtout, même si les médias ne cessent de communiquer sur le nombre d'IVG qui serait « trop » important, en réalité de plus en plus nombreuses sont les femmes qui renoncent à avorter et pas par réel désir de l'enfant : mais parce que l'IVG leur fait peur, parce qu'elles ont l'impression de faire quelque chose de mal, qu'elles soient croyantes ou pas, pratiquantes ou pas.

Nombreuses sont celles aussi qui se retrouvent confrontées à des travailleurs sociaux ou à des personnels médicaux hostiles.

Si tout ceci arrive, c'est que les anti-IVG ne font pas que marcher, et sont loin d'avoir la prière comme seule arme.

En réalité, même s'ils ne portent pas la croix en bandoulière on les retrouve partout : dans ces trois articles rédigés au cours des années 2010 et 2011, on les trouvera à la tête de l'actionnariat d'une société HLM ou d'une entreprise de courtage en assurance, en colloque au sein même de l'Assemblée Nationale, derrière un sondage soi-disant neutre qui a fait le tour de tous les médias, même de gauche, à la tête d'organismes soutenus par les pouvoirs publics et censés aider les jeunes femmes en détresse.

On verra aussi comment les femmes qui cherchent de l'aide ou des infos suite à une grosesse non désirée se retrouvent sur des sites d'apparence neutre et informative qui les trompent sur la réalité , notamment en termes de droits sociaux.

Bien loin d'être un enjeu sociologiquement neutre, l'accès à l'IVG est bien un enjeu de la lutte des classes : derrière le discours victimaire des intégristes et des fascistes qui se présentent comme des rebelles opprimés , la réalité est au contraire celle d'une parfaite collaboration entre entreprises, institutions et anti-IVG.

A l'inverse, la résistance et la défense de l'IVG passent avant tout par le mouvement de classe plus global de défense de l'hôpital public et de l'accès aux soins pour tous.

 

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 16:32

380906_236343546431985_100001690256936_580200_482798430_n.jpgCes derniers temps, l'on entend souvent dire que le Front National a désormais un programme « de gauche » en matière économique. On ne peut pas nier en tout cas que des cibles communes et des idées semblables figurent dans les programmes des deux candidats classés aux « extrêmes », Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon.

C’est une vieille stratégie des fascismes que de de couvrir leurs idées d'un vernis de gauche. Hitler l’avait dit : « Notre national-socialisme est l’avenir de l’Allemagne. Bien que cet avenir soit économiquement orienté à droite, nos cours demeurent orientés à gauche. Mais avant tout, nous n’oublierons pas que nous sommes des Allemands » (Adolf Hitler, novembre 1932, discours de clôture du parti nazi NSDAP.). Le Pen Jean-Marie l’avait plagié en Avril 2002 : « Socialement je suis de gauche, économiquement de droite et, nationalement, je suis de France. ».

On voit très bien cette « socialisation » des fascismes à propos des agences de notation et ses convergences avec la « gauche radicale » .Dans les deux discours la dénonciation de ces agences, qui va de pair avec celle de la « finance », est assortie d'une revendication, le retour à la « souveraineté nationale », et l'idée de bouter la finance hors de France, comme on en boutait jadis les Anglais. Cela quelques années que l’on parlait même de la « gaucho-lépinisation » du discours du F.N. dont Alain Soral était alors un chantre.

Jean Luc Mélenchon se dit patriote et récemment dans un entretien, il déclarait également n'avoir rien contre les patrons «  en soi » et c'est devant l'agence Standart's and Poor que le candidat de la gauche radicale choisit aujourd'hui d'appeler à des rassemblements quotidiens, et pas devant le MEDEF.

Dans ces conditions une question se pose : pourquoi, à programme économique semblable, Marine Le Pen est-elle créditée de 20% dans les sondages, tandis que le Front de Gauche plafonne à 6 ou 9 % ? Pourquoi le patriotisme, le nationalisme « social » rencontre-t-il plus de succès incarné par le Front National que par le Front de gauche ?

La réponse est au fond assez simple : en tenant un discours de ce type, Marine Le Pen et le Front National ont une idée assez claire de la cible qu'ils visent principalement, de la couche sociale à qui ils souhaitent faire croire qu'ils veillent à ses intérêts. Marine Le Pen l'a désignée elle même dans son meeting de Saint Denis : alors que tout le monde l'attendait sur un appel aux ouvriers et aux habitants des quartiers populaires, ce jour-là, la Présidente du Front s'adresse à un ensemble qu'elle appelle les classes moyennes  qui regroupe selon elle, tous ceux , qui, ces dernières années ont pris le « descendeur social » : ceux qui sont mis en avant sont les jeunes diplômés, les petits patrons, les fonctionnaires cadres moyens et supérieur, les professions libérales, les commerçants. En somme Le Pen Marine en appelle à la frange la plus fragile de la petite-bourgeoisie Et aux couches supérieures du prolétariat comme du reste le programme du NPA qui dénonce la « précarisation » des classes moyennes.

Pour toutes ces catégories sociales, dont certaines forment les couches supérieures du prolétariat, et d'autres les couches inférieures de la petite-bourgeoisie, le choix est vite fait entre Mélenchon et Le Pen : celle-ci offre une voie apparemment sécurisante, un retour vers le passé du capitalisme national, le mythe de la paix sociale incarnée par les références aux Trente Glorieuses.

A l'inverse, Mélenchon comme toute la gauche radicale de ces vingt dernières années ne sait pas à qui il parle, ou plutôt cultive l'illusion de parler à tout le monde : flattant le petit patron de PME , il sacrifie l'ouvrier de ces mêmes PME, et espère se rattraper en se focalisant sur le soutien aux ouvriers de quelques boites emblématiques. Apôtre de l'agriculture ou du petit commerce bien de chez nous, il ne risque pas d'éveiller l'intérêt de l'ouvrier agricole ou de l'apprenti en boucherie charcuterie.

Mélenchon est capable de quelques tirades paternalistes sur les « frères immigrés », mais  son adhésion au « patriotisme », au drapeau et à la mythologie de la France éternelle, lui aliène forcément une bonne part de la jeunesse issue de l'immigration, comme ses envolées laïcardes et à la limite du racisme.

Comme tous les autres candidats d'extrême gauche avant lui, et comme toutes les formations qui les ont soutenues, Mélenchon à force de vouloir ratisser large, s'enfonce dans la confusion la plus totale et fait surtout rabatteur des fascistes au sein du prolétariat.

228925_243483899005293_121612214525796_838969_364255_n.jpgEn effet, à force de prôner l'alliance de classe avec les « petits patrons » autour d'une ferveur patriotique commune, cette gauche syndicale et politique impose l'idée que ce type de programme nationaliste est bien de gauche. Comme la grande bourgeoisie met en avant médiatiquement les fascistes qui défendent les mêmes thèses et comme ces derniers ne sont pas soumis aux contradictions de la gauche radicale, ce sont les fascistes  qui raflent la mise, en attirant en sus de la petite-bourgeoisie , une part importante du prolétariat.

Car, réfléchissons un instant : Que l’on soit anarchiste ou marxiste, une seule ligne doit prédominer : la lutte de classe, et celle-ci suppose deux choses :

Reconnaitre l’existence sociale concrète des classes.
Reconnaitre les contradictions aux seins des luttes .

Sur les façons d’analyser et d’investir cette lutte (en fait ces micros-luttes quotidiennes qui participent à la lutte générale), les points de vue divergent évidemment entra anarchistes et marxistes.

 

Néanmoins ne plus reconnaitre la classe induit de cesser de comprendre que la lutte de classe est la locomotive de l’histoire. Faire ceci amènera invariablement à ne pas vouloir critiquer le mode de production capitaliste. Ne plus critiquer le MPC ou juste partiellement fait abandonner tout projet d’édification d’un mode de production socialiste. Par voie de conséquence, abandonner ce concept amène non plus à la révolution, mais à la révolte, la « rebelle-attitude » si prisée  par les gauchistes. Ainsi  on cède aux chants de deux illusoires et dangereuses sirènes.



 La première Sirène,l’interclassisme.

Elle consiste à faire cause commune avec une classe antagoniste (ici prolétariat et bourgeoisie par exemple). Dans un premier temps, l’interclassisme émerge en général dans le versant petit-bourgeois de la bourgeoisie et cherche à se « prolétariser » et à défendre des causes populaires. D’une part c’est souvent un échec car le prolétariat y voit une main mise politicienne sur son devenir et d’autre part, aux fins de visibilité médiatique, la petite-bourgeoise lorgne vers des combats visibles politiques et défendables « largement » par l’ensemble de  la bourgeoisie moyenne. On en arrive donc à défendre des causes d’ordre « nationales » comme une délocalisation d’industrie en prétextant que le « capitalisme étranger », « la mondialisation », le « Grand Capital » est responsable de la situation. On défendra l’Etat bourgeois comme dernier rempart face aux ravages du « capitalisme international ».
    C’est sur cette ligne que se trouvent souvent des confédérations de la CGT ou l’ensemble de SUD. Ce fut le cas dernièrement mi-décembre lorsque « Thello » un train privé concurrent de la SNCF a été mis sur les rails à Lyon ou la lutte de l’Usine Fralib de Géménos fin Novembre 2011.  C’est dans ce cadre que Pierre Laurent, secrétaire général du P « C »F a déclaré aux salariés : « Unilever cache ses profits dans une banque en Suisse, en fait c'est gens là, ces multinationales n'ont qu'une patrie : c'est l'argent. Et c'est à cela qu'il faut s'attaquer ». Tout y est , le nationalisme anti-suisse ( un autre jour, c'est le nationalisme anti-Allemands à la grand-papa qui prédominera ), l'opposition entre le vilain capital apatride et le gentil capital français et la focalisation sur les « banquiers »


    384812_312542528766096_121612214525796_1070405_1890437475_n.jpgLa Deuxième sirène : La non-critique du mode de production capitaliste(MPC).

 

Cet interclassisme amène à élargir son spectre de lutte hors du prolétariat et à commencer à défendre un capitalisme amendé au profit du « principe de réalité », ou un capitalisme à « visage humain ».
    En cela, on s’oppose aux multinationales, aux banques, aux financiers. Pourtant c’est ici encore une erreur : « Le rapport monétaire entre le capitaliste et le travailleur, entre l'acheteur et le vendeur devient un rapport inhérent à la production. Mais ce rapport a son fondement dans le caractère social de la production et non dans le mode d'échange ; celui-ci, au contraire, émane de celui-là. Au demeurant, il est tout à fait conforme à l'esprit borné du bourgeois, tout à ses petits trafics, d'ignorer que le système d'échange a pour base le système de production et non l'inverse » (La Capital, Livre II).


    Critiquer la « finance », « les banques », » l’argent », les « flux » est inutile car c’est ici un « média » une « surface », un « bien » de l’exploitation du prolétariat par le système du mode de production capitaliste. Produire national, local, ou « équitablement » créera toujours de l’argent, des flux, en somme du fric, et il faudra toujours des banquiers à un moment ou à un autre pour gérer ces flux. Cesser de vouloir le socialisme, terme ultime de l’interclassisme c’est ne plus vouloir la révolution socialiste, c’est alors la porte ouverte à toute les dérives.

 Par le passé, cela s’est déjà produit dans les marges du marxisme entre les années 1900 à 1915. C’est ainsi que Mussolini en abandonnant le « socialisme » et son idéologie « matérialiste » s’est réfugié dans la création des faisceaux fascistes. Idem en France pour Georges Sorel.
    Cet ingénieur a voulu réviser le marxisme, le rendre non-déterministe, non-matérialiste, forger des mythes dont celui de la « grève générale » en somme adopter un comportement révisionniste qui le mènera vers la défense du fascisme. Il ne croit pas en la lutte de classe et propose des luttes interclassistes, il veut « critiquer » le marxisme, faire face à sa « décomposition », Il abandonne la notion de parti au profit de syndicat ainsi qu’il le dit lui-même dès 1898  dans son article « la crise du socialisme ». Il considère que la référence à la Commune de Paris est trop violente, il trouve attrait pour le parlementarisme, il défend Bernstein qui va fonder le SPD (parti Social-Démocrate allemand) en se détournant de l’aspect révolutionnaire et matérialiste du marxisme.

    L’historien Sternhell le note très bien : « C'est ici qu'intervient Sorel. Ce socialiste français joue un rôle essentiel dans la poussée de la synthèse fasciste en ce qu'il est le premier à lancer une révision "révolutionnaire" du marxisme. Il préconise une révolution en dehors de la matrice marxiste traditionnelle. Puisque le capitalisme ne s'effondre pas et que les masses ne marchent pas à coups de raisonnements, Sorel remplace le contenu rationaliste et matérialiste du marxisme par le culte de l'énergie, l'intuition et la violence. Il entend donc corriger le marxisme en y introduisant des éléments irrationnels. La destruction du régime de démocratie libérale est aussi un fondement de la révision sorélienne : il faut bien comprendre que ce courant révisionniste se dresse autant contre le libéralisme que contre le marxisme, car ce sont des systèmes de pensée matérialistes qui considèrent la société comme un simple agrégat d'individus. Enfin, il ne reste plus aux disciples de Sorel qu'à remplacer par la Nation le prolétariat défaillant dans le combat contre la décadence démocratique et rationaliste. Ainsi s'ouvre progressivement la voie vers le fascisme »
    On le voit si l’on lit Sorel  que l’abandon de la lutte de classe et du prolétariat comme classe révolutionnaire amène à l’interclassisme, et celui-ci à la fin de la recherche de la révolution, au profit du syndicalisme de collaboration et de gestion ou du parlementarisme.

Seulement, en période de crise du capitalisme, et de confrontation aîgue entre les classes au niveau mondial, la grande bourgeoisie ne choisit pas forcément l'option social-démocrate : une fraction de plus en plus importante , au contraire se tourne vers la solution fasciste.

C'est naturellement ce qui est en train de se passer avec l'intégration du Front National à la sphère de la démocratie bourgeoise , comme dans le reste de l'Europe avec les autres partis fascistes, mis sur le devant de la scène par les médias, considérés et présentés  comme des politiciens respectables et soutenus par un nombre croissant de grands patrons.

Devant ce phénomène, la gauche soi-disant radicale ne trouve pas d'autre voie que de raccrocher ses wagons à ceux d'une partie de la bourgeoisie mondiale : Mélenchon et son parti se réfèrent de plus en plus à de prétendus « pays résistants », du Vénézuéla à Cuba, ou la classe ouvrière , pourtant lutte là bas aussi contre les prétendus dirigeants révolutionnaires.

Notre texte sur le social-fascisme et le fascisme social   dénonçait une « gauchisation » aux fins électorales et-ou aux fins de dissimulations des idéologiques  des fascismes, mais aussi une social-fascisation des gauches social-démocrates par un soutien (de moins en moins inconditionnel au fil des mois il est vrai) à des tyrans presque tous membres ou anciens  membres de l’Internationale Socialiste (Par exemple la Tunisie et l’Egypte…).

    Nous avons redonné vie à un ancien concept oublié : le « social-fascisme », pas pour nous faire plaisir, mais pour expliquer tout d’abord la contamination fasciste de la social-démocratie, ce qui avait été étudié en son temps par les communistes d’Allemagne du KPD dans les années 20 et 30. Depuis ce concept a fait florès en ce sens qu’il nous a permis de comprendre la lente mais soudain exponentielle contamination de l’ensemble des gauches par le social-fascisme, jusqu’ à la gauche radicale ou « extrême-gauche ».

Le problème est que cette stratégie de la gauche  est vouée à l'échec : car ces modèles internationaux du social-fascisme sont aussi repris par les fascistes français, qui ne crachent pas sur Chavez et consorts, et pour cause. Leur nationalisme interclassiste , comme leur antisémitisme de plus en plus flagrant correspond très exactement à ce qu'ils cherchent à imposer ici.

En réalité, si l'éventail des solutions électorales est donc quasi-nul, celui des solutions accessibles dès lors que l'on se replace sur une ligne de classe internationaliste a de quoi rendre optimiste.
Malgré les contradictions et la fascistation rampante, les affrontements de classe ne font que s'amplifier, en France comme ailleurs.

C'est plus que jamais le moment de garder une ligne claire, fondée sur l'intérêt des prolétaires et le caractère irréconciliable de l'antagonisme entre les classes.

C'est cet antagonisme qui s'exprime dans les grèves locales, dans les mouvements contre la répression policière dans les quartiers populaires, dans les mouvements très durs et persistants des travailleurs issus de l'immigration et sans papiers malgré la violence des attaques dont ils sont victimes.


A un moment ou à un autre, ce mouvement cherchera une expression politique unifiée et se détournera des sirènes nationalistes ou religieuses : on commence déjà à le voir en Tunisie , en Egypte ou en Grèce, ou les mouvements fascistes issus de l'islam politique ont intégré le pouvoir et sont contraints face aux revendications de la classe , de dévoiler leur nature contre-révolutionnaire.

Maintenir une ligne de classe inflexible et forcément anti-nationaliste, ce n'est pas s'isoler, c'est anticiper.

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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 19:47

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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 16:37

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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 11:13

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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 10:06

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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 10:25

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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 10:00

antifascisme communisteGolgota Picnic, cette pièce de théâtre qui fait scandale, évidemment, on s'en fout. On ne serait jamais allés voir cette pièce, comme 99 pour cent de la population. On n'a pas les moyens d'aller au théâtre, et si on les avait, il est peu probable qu'une pièce se jouant sur un tapis de pains à hamburgers et au scénario manifestement assez pauvre nous emballerait.

 

On n'était pas spécialement fans de Mathieu Madénian, cet humoriste qui traite les électeurs du F.N. de « fils de pute » ou de Sophia Aram, cette humoriste qui traite les élect eurs du F.N. de « gros cons ». Voix ordinaires des médias ordinaires, bruit de fond de la radio en allant au taf...Rien de révolutionnaire, ni de subversif.

 

Antifascistes du quotidien et de terrain au sein des luttes de classes, nous essayons de parler de ce dont peu de gens parlent, de la terreur que fait régner l'extrême-droite quotidiennement depuis déjà quelques temps: un ouvrier assis sur un banc qui se fait exploser la tête à coups de poing américain par un bonehead à Besançon, un jeune rebeu qui va en tôle pour s'être fait agresser par des bonehead à Lille, des habitations qui brûlent après avoir été décorées de croix gammées dans l'Est...Des agressions commises ces derniers mois remisées en rubrique « faits divers » des journaux régionaux.

 

Pourtant, pour cette première chronique destinée à être hebdomadaire, pensées rouges contre petits matins bruns, en quelque sorte, nous avons décidé de parler de ce dont tout le monde parle … l'offensive de l'extrême-droite contre des cibles très médiatisées. Pourquoi cela ? Tout simplement parce que leurs cibles, aussi médiatiques et aussi consensuelles soient-elles sont désormais attaquées par des fascistes dont le discours du renversement victimaire est tenu de plus en plus largement et véhiculé par le presse bourgeoise elle-même.

 

Mathieu Madenian est menacé ? Ben oui, mais il a insulté les électeurs du Front, ces respectables citoyens dont la haine doit être également respectée. Même faute, même punition pour Sophia Aram qui ose penser que les gens qui pensent que les Bougnoules, les Negros et les Youpins sont des gros cons sont eux-mêmes des gros cons. Des théâtres sont encerclés par des hordes vociférantes qui exigent l'interdiction d'une pièce, après avoir détruit une œuvre dans un musée au printemps, hordes vociférantes qui entre deux processions contre une pièce, vont harceler les centres anti-IVG…

 

La droite extrême ne sera pas la seule à leur prêter une oreille compatissante, à gauche aussi, sur Rue 89, par exemple, on donne la parole à un philosophe de la décadence bourgeoise, Michel Onfray, qui estime que la pièce était insultante, de l'athéisme de bas étage ….Et Onfray de justifier les manifestations intégristes qualifiées de « happenings ».

 

Finalement, l'antifascisme, même sous ses formes les moins virulentes est déclaré coupable par la classe dominante, ou au moins suspect.


C’est un truc de « bobos » coupés du réel et méprisant le « peuple » parait-il, selon les fascistes, les intellectuels  et la presse complice. En effet à chaque fois, qu'il s'agisse de légitimer les sorties antisémites d'un animateur radio ou les diatribes racistes de Le Pen, la rhétorique déployée est la même : les ouvriers, les « petites gens », les « exclus » seraient racistes, antisémites, tout prêts à donner massivement leurs voix à la candidate fasciste. Journalistes, politiciens et chroniqueurs ont la bonté d'excuser le prolétariat : il est con, mais c'est pas de sa faute, il a de quoi être excédé.

 

Derrière la flatterie, l'insulte , c’est le mépris de classe : la révolte contre la misère et l'exploitation est ignorée ou calomniée. L'ouvrier en grève, le fonctionnaire en lutte l'habitant des quartiers populaires en colère sont assimilés systématiquement à un horrible délinquant ou à un égoïste qui n'a pas compris que la grandeur de la France passe par la destruction du peu de droits qui lui restaient.


On a la bonté de nous laisser tomber dans l'impasse fasciste ou intégriste : votons FN, soyons racistes, antisémites ou réactionnaires, et le journaliste, le philosophe de plateau télé, le politicien en quête de voix nous fera l'honneur de nous plaindre et de nous « comprendre ». Seulement, les journalistes ou humoristes connus qui reçoivent des menaces, pendant que des théâtres ayant pignon sur rue sont assiégés, ne sont que la partie émergée de l'iceberg de la violence fasciste, le signe visible d'une offensive de terreur bien plus grande contre les prolétaires ordinaires qui ne sont pas d'extrême-droite.

 

Les tueries racistes se multiplient, les manifestations agressées par des groupes fascistes aussi, par exemple à Tours ou un rassemblement de RESF a fait l'objet d'une tentative d'assaut par le groupe Vox Populi .C'est cela qu'il s'agit de cacher, de minimiser et de rendre acceptable, en accusant les rares personnalités médiatiques, ou les organisations antiracistes traditionnelles de porter atteinte à la liberté d'expression des fascistes.


Conclusion ? Quand même l'antifascisme défensif, minimal et autrefois consensuel fait l'objet d'une telle haine, il est grand temps de reprendre l'offensive.  Un seul mot d’ordre : ANTIFASCISME, un seul Moteur : LUTTE DE CLASSE.. Lutte jusqu’au communisme !


Nous n'avons pas à nous justifier , nous n'avons aucun devoir moral de respecter la « liberté d'expression » de courants politiques et d'organisations qui sont prêtes à tout pour s'imposer.

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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 22:20

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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 21:48

 


 
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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 18:10

 

319682_268172739869742_121612214525796_927559_534318310_n.jpg2011 restera une grande année pour les catholiques intégristes :celle où ils sont enfin apparus comme un mouvement massif et offensif, à l'occasion des deux mobilisations contre des pièces de théâtre , et précédemment contre une œuvre d'art contemporain, dégradée en plein jour dans un musée.

 


Dans ces trois occasions, la ligne a été très dure et très éloignée des apparitions habituelles du mouvement sur le front de la lutte anti-IVG : cette fois, on ne se contente plus de prier, on ne marche plus tranquillement avec ses enfants, mais on affronte les forces de l'ordre et on défend les actes de violence matérielle et physique. D'ailleurs l'appel lancé par CIVITAS pour les manifestations contre les théâtres était sans ambiguité aucune dirigé vers la jeunesse fasciste dont les membres se sont pressés d'y répondre.

 

Pourtant une stratégie ne chasse pas l'autre : moins médiatisées , les prières devant les établissements pratiquant l'IVG se sont multipliées, et ce n'est pas un hasard si l'hôpital Tenon, où le centre n'a été maintenu que par une mobilisation exemplaire des personnels et de la population en est désormais une cible régulière.

 


Le combat pour le droit à l'IVG est bien un combat de classe : non seulement parce que ce droit ne peut être garanti aux femmes prolétaires que par l'existence concrète de structures leur permettant d'y avoir accès, mais aussi parce qu'il trouve en face de lui une bonne partie de la bourgeoisie, dont la mobilisation n'est pas seulement idéologique mais aussi pratique.

 


L'importance de cette mobilisation, notamment en terme d'investissement financier de la part d'enseignes capitalistes qui pour autant ne tiennent pas à être mises en cause publiquement, explique la différence d'approche des activistes de terrain de l'intégrisme catholique, qui ces dernières années ont cherché à donner une apparence plus ouverte et pacifiste à leur mouvement spécifique contre l'IVG.

 

La violence directe contre les structures d'accès aux droits pour les femmes mettrait en effet en danger des initiatives aussi diverses que des contrats d'assurance anti-IVG ou le contrôle de structures sociales agrées par les autorités par des militants de la cause.

 

Qu'est-ce qu'un contrat d'assurance anti-IVG ? C'est la souscription à une complémentaire santé qui exclut toute prise en charge de frais annexes liées à une éventuelle interruption de grossesse. En France, c'est possible grâce à une société de courtage en assurances, Assurethic fondée par un militant catholique de longue date.

 

Celle-ci finance nombre d'activités liés aux anti-IVG, notamment les maisons Tom Pouce , dont nous reparlerons plus loin dans cet article, mais aussi par exemple le Tour du monde «  pro-vie » d'une catholique intégriste québécoise, qui donne l'occasion de médiatiser la cause.

 

Libre choix de chacun de consommer «  pro-vie » ? Pas seulement. L'objectif de cette société de courtage est aussi et surtout de constituer une force collective qui permettrait de faire pression sur les assureurs existants, en conditionnant la souscription de contrats chez eux au respect de certaines clauses : non-investissement dans la prise en charge de soins relatifs à l'IVG, mais aussi à l'euthanasie ou à ce que les anti-IVG appellent l' « eugénisme » et donc par exemple, la procréation médicalement assistée.

 

Ce n'est pas un petit enjeu  : la Sécurité Sociale ne rembourse que 80 % de l'IVG proprement dite en milieu hospitalier et 70% pour l'IVG médicamenteuse. Les mutuelles ont parfaitement le droit de ne pas proposer le complément, c'est déjà le cas pour certaines d'entre elles.

 

D'ores et déjà, beaucoup de femmes n'ont pas de mutuelle et doivent donc acquitter ces frais, si elles ont des revenus trop hauts pour la CMU.

 

Aujourd'hui, les catholiques intégristes n'ont pas les forces suffisantes pour faire pression sur les grands assureurs, mais des initiatives comme Assurethic sont la base d'initiatives massives qui pourront organiser par la suite la pression collective nécessaire.

 

Et ce d'autant plus que leur point de vue est soutenu par une fraction grandissante de la bourgeoisie qui met la main à la pâte, de manière suffisamment indirecte pour ne pas souffrir de ce soutien.

 

Les plannings familiaux ferment ou se débrouillent avec des bouts de ficelle. Les hôpitaux sont surchargés, les foyers d'hébergement pour femmes surpeuplés et souvent dégueulasses.

 

Mais, « étrangement », au milieu des annonces perpétuelles de fermeture de structures sociales et sanitaires, quelques exceptions attirent l'oeil, par exemple le réseau des Maisons Tom Pouce, qui accueille exclusivement des jeunes femmes enceintes dans la précarité...

 

Sur le site de ces foyers, qui se sont multipliés ces dernières années, les photos d'intérieur tout neuf et coloré , meublé avec soin, installés dans des maisons avec jardin contrastent avec l'état habituel dégradé des structures d'aide sociale.

 


Les maisons Tom Pouce travaillent avec l'agrément de l'Aide Sociale à l'Enfance dans plusieurs départements : ce qui étonne, c'est qu'il n'est même pas nécessaire d'être originaire du département ou se situe le foyer pour y être accueillie. D'habitude , en ces temps ou chaque élu local n'a qu'une obsession, ne pas récupérer de nouveaux pauvres, cette possibilité est inexistante...

 

Pour être accueillie en Maison Tom Pouce, quand on est une femme en début de grossesse, sans domicile fixe , et sans ressources, une seule condition ….poursuivre sa grossesse.

 

Un hébergement stable , pendant quelques mois, un suivi social, et la perspective même illusoire de sortir de la précarité la plus absolue, c'est évidemment un élément de poids lorsqu'on doit prendre sa décision de garder ou non un enfant.

 

319208_242101492518328_101335036594975_708965_1838436676_n.jpgLes Maisons Tom Pouce ont été fondées par une militante catholique opposée à l'avortement, soutenue par la Fondation Lejeune et SOS Futures Mères . Nous avons évoqué cette genèse de la structure dans un précédent article.

 

Mais aujourd'hui, en plus de l'agrément des autorités et du soutien sans faille des catholiques intégristes, les Maisons Tom Pouce ont d'autres ressources , dont ne bénéficient évidemment pas d'autres structures sanitaires et sociales : le soutien de nombreuses grosses entreprises.

 

Parmi elles , Carrefour, Schneider HP, ou les cuisines Schmidt apportent une aide financière ou en nature. Les Maisons Tom Pouce sont aussi aidées par d'autres entreprises au travers de l'utilisation du service civique ou du mécénat.

 

Et ceci s'ajoute à un financement en Seine et Marne au moins par le secteur public, en l'occurence par le Conseil Général.

 

Bien sûr, la responsable de Tom Pouce Marie Noêlle Couderc, comme ses soutiens tiennent un discours rassurant : les opinions personnelles des fondateurs et tenants de la structure n'interféreraient aucunement avec l'activité. Et on peut se dire qu'il vaut mieux des structures pour femmes enceintes, même si la même attention n'est pas accordée aux autres que pas de structures du tout.

 

Mais toute cette aide des entreprises et des pouvoirs publics , alors que l'accès à l'IVG est restreint et délaissé , ne s'adresse pas à une structure neutre. Bien au contraire, celle-ci est utilisée pour promouvoir le discours anti-IVG.

 

Il suffit de parcourir la lettre régulière de l'Association pour en faire la preuve . Celle de décembre 2007 est édifiante : elle contient le récit du destin d'Emma, violée dans un parc, tombée enceinte et qui gardera son enfant grâce à l'aide des Maisons Tom Pouce alors que son environnement familial y était défavorable et qu'elle même hésitait. Il est suivi d'un plaidoyer...pour la béatification du Professeur Lejeune

 

La rubrique «  On en parle » du site est elle aussi très claire, en voici un extrait :

 

« Depuis la création de notre association, notre vocation n’a pas changé : être là quand une future maman a besoin d’aide. Le nombre d’avortements, de son coté, n’a pas diminué, bien au contraire. Mais il apparaît que la nouvelle génération se pose désormais la question du bien fondé de cet acte irréversible : assisterait-on à une prise de conscience ?

 

Lorsque nous discutons avec des jeunes gens, nous ne ressentons ni agressivité ni indifférence, mais bien plutôt de l’intérêt lié à une écoute attentive. Tous savent de quoi nous parlons, toutes ces situations sont pour eux éloquentes car bien souvent il les ont rencontrées dans leur famille ou auprès de leurs amis. Mais que faire quand la grossesse surgit ?
Notre rôle prend alors tout son sens : Nous tous devons être là pour intervenir lorsque le problème survient, pour pallier l’absence de l’entourage démissionnaire vers lequel la future maman devrait tout légitimement trouver du secours. »

 


On trouve également un choix de chansons anti-IVG, dont celle dont les médias ont beaucoup parlé , Aurélie de Colonel Reyel .

 

Marie Noelle Couderc a tout a fait le droit de vivre ses idées en tant qu'individu...mais c'est bien en tant que directrice d'une structure financée par les pouvoirs publics, et donc en violation totale de la neutralité afférente à sa fonction qu'elle intervient dans des journaux catholiques ou elle affiche l'objectif de son projet : «  sauver des « enfants » de l'IVG ».

 

C'est aussi avec son titre professionnel qu'elle participera à un colloque chrétien contre la théorie du genre en janvier 2012 .Ce ne sera pas le premier, puisque les Maisons Tom Pouce ont par exemple été présentées dans un congrès de l'Union pour la Vie en 2010, l'Union pour la Vie réunissant un conglomérat d'anti-IVG, notamment ceux qui manifestent devant les hôpitaux, par exemple SOS Tous Petits.

 

381834_303456326341383_121612214525796_1047608_105386567_n.jpgCes dernières semaines, féministes, députés, sénateurs de gauche et de droite se sont lancés , à partir de l'affaire de la crèche Babyloup dans une vaste campagne, qui aboutira bientôt à une loi : il s'agirait de faire respecter la « laicité » en interdisant aux salariées des crèches, mais aussi aux assistantes maternelles de porter le voile, dans l'exercice de leur activité professionnelle. Une récente décision du Conseil d'Etat valide également le principe de l'interdiction des sorties scolaires aux mère de famille voilées.

 

Quoi qu'on pense de la religion ou du port du voile, ces prises de position et ces décisions politiques ont en tout cas deux caractéristiques : le débat a visé uniquement l'islam, et surtout ce sont à la finale des croyantes individuelles, dont des salariées qui feront les frais des mesures prises.

 

Dans le même temps, des structures ouvertement partisanes de la vision catholique intégriste bénéficient à la fois du soutien de grands patrons et du financement public, sans même qu'un minimum de réserve soit exigé de la part de ses responsables.

 

Dans le combat pour leur liberté, les femmes sont donc bien seules : et l'indignation morale, de même que les mobilisations contre les manifestations publiques des catholiques intégristes ne suffiront pas. Heureusement, les luttes qui ne cessent de se mener , qui unissent usagères et travailleuses des plannings familiaux, des établissements hospitaliers ne cessent de s'intensifier notamment contre les fermetures de centre.

 L'espoir antifasciste comme souvent nait bien de la force de la lutte des classes.

 

 

 

Sur les stratégies des anti-IVG, retrouvez nos précédents articles:

 

Les anti-IVG ne font pas que marcher

 

Avortement : attention aux donneurs de conseils bénévoles

 

Publié dans : Antisexisme-Birdys - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 21:20

 


 
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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 21:44

tatouage grosse fleur

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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 20:02

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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 21:56

 


 
Publié dans : Rap conscient/ Rap/ Hip Hop - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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Notre collectif s'adresse à tous les redskinheads francophones et internationaux constitués en R.A.S.H ou en groupes autonomes. Ce collectif  signe aussi l'ouverture du mouvement vers les skinheads spirit 69 et les S.H.A.R.P ainsi que vers des militants d'autres horizons.  Notre collectif assume son aspect anticapitaliste, antiraciste et antisexiste.
Les "skinheads" apolitiques et  boneheads, parasites du mouvement "skinhead" sont nos ennemis de classe et ne sont pas admis ici. Ce blog s'adresse aussi à celles et ceux pour qui "skinhead" est encore, hélas, synonyme de fasciste, afin de  leur démontrer le contraire. Enfin, ce collectif s'ouvre également vers les cultures proches (Reggae,Ska-Soul et Punk).

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